L'or du Gabon est exploité depuis 2011 par une société marocaine, Managem, sur le site de Bakoudou, non loin de Bakoumba, au sud de Moanda[89]. Seule une faible part de la production d'okoumé était transformée en contreplaqué à Port-Gentil depuis longtemps. La dépendance du pays aux cours du pétrole peut s’illustrer par deux périodes clés. À l'époque contemporaine, l'économie du Gabon a d'abord reposé sur l'exploitation de ses richesses en bois avant de laisser une place prépondérante au pétrole (env. 27K likes. » Le gouvernement gabonais a publiquement déclaré, après l'arrivée au pouvoir d'Ali Bongo en 2009, vouloir sortir de cette situation. En 2011, afin de se doter à nouveau[notes 6] d'une compagnie nationale, le Gabon crée la « Gabon Oil Company » (GOC)[notes 7],[45], chargée de la prospection, de l'exploitation et de la commercialisation du pétrole au titre de l'État gabonais[46]. À terme, le Gabon envisage de tripler sa production, avec 1 200 MW d'ici 2020, contre 390 MW en 2013[167]. En termes d'emploi, le secteur représente presque un tiers (28 % en 2009) des emplois salariés au Gabon. La population rurale — les données sont manquantes pour la population active agricole — est estimée à 13 %[113]. Ndjolé est ainsi un poste important à partir duquel les marchandises venues de l'intérieur sont transbordées sur les bateaux et à partir duquel se constituent les radeaux de flottage du bois. Un gisement de molybdène a été identifié à Mouila, sa capacité est estimée à 100 millions de tonnes[95]. Le Gabon connait aussi des difficultés telles que la dégradation de l’accès aux soins, la déficience des services publics, ou les coupures récurrentes d’électricité[32]. Ressources naturelles et secteurs économiques, Sources primaires des informations chiffrées, « Le taux de chômage est préoccupant, estimé au-delà des 20 % et les jeunes chômeurs représenteraient 60 % de la population au chômage, « au niveau régional, le Gabon respecte les quatre critères de convergence fixés par la, « Le Gabon est confronté au paradoxe socio-économique d’appartenir de par son PIB par tête au groupe des Pays à Revenus Intermédiaires (PRI) tout en s’apparentant de par ses indicateurs sociaux au groupe des, « près de 50 % du PIB, 60 % des recettes fiscales et 80 % des exportations », « chuter les recettes budgétaires de l’État de 58 % entre 1985 et 1987, « est la deuxième entreprise gabonaise, tous secteurs confondus, et un des principaux employeurs privés au Gabon, avec 1 492 salariés, « goulets d’étranglement infrastructurels, « Au total, le pétrole, les mines et le bois représentent 99 % des exportations gabonaises, rendant l'économie vulnérable aux fluctuations des cours internationaux et au différentiel de change euro/dollar, « aire géographique […] qui relie des pôles majeurs d’activités économiques au moyen d’infrastructures de communication (transport, énergie, télécommunications), Historiquement, et encore aujourd'hui, le Gabon fait partie de la zone de « sous-peuplement » Gabon-Congo. Le climat et la disponibilité en eau donnent au pays un potentiel cultural élevé[112] ; néanmoins l'agriculture gabonaise est très peu développée, constituée essentiellement de cultures vivrières itinérantes destinées à l'auto-consommation : manioc et banane plantain en premier lieu, mais aussi taro et igname[114]. Il est prévu d'associer une usine de transformation aux activités extractives. La production est, en 2011, de 70 millions de m3[21]. L'inextricable végétation est le principal facteur limitant en matière de transports des hommes et des marchandises et pour l'accès aux zones de production. L'exploitation est prévue pour commencer en 2016[94]. L'uranium est exploité à Mounana et Oklo, province du Haut-Ogooué, entre le début des années 1960 et la fin des années 1990 par la COMUF, Compagnie des mines d'uranium de Franceville, entreprise française filiale d'Areva. ». » Il existe néanmoins, pour les particuliers et les micro-entreprises, des établissements de micro-crédit et le lancement d'un service de paiement via téléphone portable est en cours de déploiement dans le pays[136],[137],[138], mais, dans ce domaine aussi, le Gabon est en retard par rapport aux autres pays d'Afrique Centrale[134], malgré un taux de pénétration de 140 % pour le téléphone mobile (env. Cette crise économique s’accompagne de troubles sociaux qui amènent une rénovation politique, notamment l'instauration du multipartisme, en 1990[60],[61]. Les résultats en sont néanmoins jugés décevants[192]. Cela suppose un niveau d'investissement en infrastructure nécessitant l'intervention de l'État, qui mobilise pour cela ses moyens au travers du SDNI (schéma directeur national d'infrastructure)[96]. Elle est considérée comme obsolète et non-rentable[49] et les grèves qui l'affectent mettent régulièrement à mal l'approvisionnement des populations[50],[51]. 11 milliards d'€). C'est ainsi que le 12 juin 2015, le pays inaugure à Moanda sa première usine de transformation du manganèse[77], opérée par la COMILOG[78],[79], dans un contexte international défavorable[80]. [L'accès au crédit pour les particuliers et les PME est] nettement inférieur à la moyenne des pays émergents comparables[135]. Mais le phénomène, quoiqu'à moindre proportion, touche tous les secteurs, le sciage du bois[145], la pêche[146], le transport[147]…, Les transports et la fourniture d'électricité sont les deux principaux « goulets d’étranglement infrastructurels[148]. Les sols de latérite et les pluies tropicales rendent les routes coûteuses à entretenir et leur disponibilité aléatoire à cause des bourbiers qui nécessitent la pose de « barrières d'hivernage », largement ignorées[153]. Au moment où elle est sur le point de s'arrêter, vers 1840, le commerce maritime est à 95 % aux mains de compagnies américaines et anglaises[9]. See more of Gabon Media Time on Facebook » L'important volet énergie (construction de barrages et centrales électriques) est accompagné d'un volet télécommunications, afin de former un environnement cohérent avec les infrastructures de transport[183]. 60 % de la consommation alimentaire est importée[112]. Peu après les débuts de l'extraction du pétrole, les hydrocarbures représentent « près de 50 % du PIB, 60 % des recettes fiscales et 80 % des exportations »[26] du pays. Le potentiel hydroélectrique est encore considérablement supérieur puisqu'évalué à 6 000 MW ; son développement devrait permettre de faire baisser la part des énergies fossiles dans la production (55 % en 2010, contre 45 % d'hydroélectricité)[170]. Il se crée alors des spécialisations ethno-économiques, les ethnies de la frange maritime (Mpongwe, Orungu, Nkomi…) développent une économie de « courtage » alimentant les Européens en esclaves, en bois de teinture, en santal, en ivoire et en cire. Le Gabon est réputé jouir d'une relative stabilité politique et économique[193],[194],[195]. Un élevage bovin à vocation commerciale existe dans le sud-est du pays, dans la province de la Nyanga[120]. Il servira aussi pour la nouvelle centrale accompagnant la mise en production de l'usine d'engrais, opérée par le groupe Olam dans la zone économique spéciale de l'île Mandji[56],[57] qui aurait dû être opérationnelle en 2014[58]. On distingue typiquement trois zones de production. L'État a massivement investi entre 2010 et 2013 — les dépenses publiques sont passées de 38 % du PIB hors pétrole en 2009 à 46,5 % en 2013[184] — mais il a ralenti son effort depuis 2014[185] et il cherche à l'optimiser en attirant l'investissement étranger ainsi qu'en nouant de nouveaux partenariats, notamment sous forme de prises de participation dans des entreprises privées[27], par exemple dans le groupe Rougier, principal opérateur de la filière bois[186] ou via l'accroissement de sa participation dans la COMILOG[187]. Des tensions apparaissent sporadiquement entre le Gabon et la Guinée équatoriale pour le contrôle d'îlots sans intérêt par eux-mêmes, mais dont les eaux sont potentiellement riches en pétrole, notamment l'îlot Mbanié[53],[54]. La distribution d'électricité et d'eau au Gabon sont historiquement assurées par la SEEG (Société d'énergie et d'eau du Gabon), laquelle a été privatisée en 1997, devenant une filiale à 51 % de Veolia Eau. Elle a modestement produit, en 2013, 9 000 barils/jour grâce aux champs de Remboué et Obangué. Il s'agit aussi, au travers de l’aménagement des ports (Port-Gentil, Owendo et Mayumba), de les décongestionner et donc d'abaisser les coûts pour les expéditeurs[181]. L'Agence Nationale de Promotion des Investissements du Gabon (ANPI-Gabon), créée en septembre 2014, a pour but d’assister le gouvernement dans la mise en œuvre de sa politique en matière de formalisation et de développement des entreprises, de promotion des investissements et des exportations, d’appui et de promotion à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes et d’appui à la mise en place des partenariats public-privé. 50 % du PIB depuis les débuts des années 1970) et aux minerais (uranium, manganèse) ; cette prégnance en fait le prototype africain de l'état rentier. Dans le cadre de son plan « Gabon industriel », le pays développe, autour de l'industrie extractive, une industrie de transformation, visant à créer de la valeur ajoutée locale plutôt qu'exporter la ressource brute[76]. Sous la pression du FMI, l'État Gabonais a dû procéder à la restructuration de cette entreprise et, le 1er janvier 2006, la SNBG est entrée dans l'environnement concurrentiel du marché du bois[103]. Le pays est aussi en recul dans le classement de la Banque mondiale « Doing business » 2015 au regard de 2014[203]. Cela conditionne la nature des échanges économiques à l'arrivée des Européens. Le Gabon (13,7 % des exportations mondiales en 2012) est le troisième exportateur mondial de minerai de manganèse, derrière l'Australie (32,65 %) et l'Afrique du Sud (31,7 %)[67],[notes 8]. Le minerai de Moanda possède une teneur élevée en manganèse, de 46 % en moyenne et la mine est exploitée à ciel ouvert, le minerai étant proche de la surface du sol[69], ce qui entraîne par ailleurs des problèmes écologiques[70]. Arrivés dans le même temps à Sao Tomé-et-Principe, ils installent dans l'archipel des cultures de canne à sucre qui utilisent des esclaves, venus du continent, comme main-d'œuvre ; ce sont les débuts de la traite négrière européenne avec le Gabon. Enfin, quoique les Gabonais soient les plus gros consommateurs de poisson de la sous-région[123], le potentiel halieutique du pays est largement sous-exploité[124],[125]. Cela fait que les gîtes et gisements sont très nombreux, on en recense plus de 900[65]. La politique d'industrialisation suppose une hausse massive de la production pour pouvoir faire face à l'accroissement de la demande. Pour ce qui concerne l'eau, le taux d'accès est de 92 %[168]. L'exploitant historique (il opère depuis 1962), et principal car longtemps unique, est la société COMILOG (Compagnie minière de l'Ogooué), une entreprise franco-gabonaise, dont Eramet est le principal actionnaire depuis 1996. Les maisons de commerce installent des implantations plus durables et les intermédiaires africains qui travaillaient à leur compte deviennent, petit à petit, des employés ou des agents de ces maisons[9]. Entre le xvie siècle et la première moitié du xixe siècle la traite négrière bat son plein[9]. 42 likes. La contribution du secteur au PIB est, en 2013, de 6,5 %[66]. Encore aujourd'hui, l'Ogooué reste une voie de transport importante pour le bois[149] car le réseau routier est indigent ; il est estimé à 9 170 km dont seulement 10 % est bitumé (1 055 km) et, parmi ces routes bitumées, moins de 20 %, soit environ 200 km, sont considérées comme en bon état[150]. La mécanisation, notamment après la seconde guerre mondiale, permet ensuite d'exploiter des zones plus éloignées des fleuves[14]. COMILOG S.A. « est la deuxième entreprise gabonaise, tous secteurs confondus, et un des principaux employeurs privés au Gabon, avec 1 492 salariés[81] ». Un peu après l'indépendance, en 1960, le profil économique du Gabon est tracé — prépondérance du pétrole, du bois, du manganèse, et, jusqu'à la fin des années 1990, de l'uranium — ; il ne changera que peu jusqu'aux débuts du xxie siècle. Ces derniers, pratiquant le commerce maritime, traitent avec les populations côtières, lesquelles se chargent des relations avec l'hinterland, via les cours d'eau, l'Ogooué et le Komo (appelé à l'époque « fleuve Gabon »). La production de la seconde zone utilise aussi depuis la fin des années 1980 le transgabonais, l'unique ligne de chemin de fer du pays[100]. D'un point de vue écologique, à la différence de nombreux autres pays d'Afrique, le couvert forestier du Gabon est stable depuis plus de vingt ans[108] ; pour les dix dernières années, « [entre 2000 et 2010] le taux de déforestation observé est de 0,09 %, valeur qui n’est pas significativement différente de zéro[109]. Le pic pétrolier est atteint en 1997[38], la production atteint un plancher en 2006[36]. Volet « Gabon vert » du « PSGE » (plan stratégique Gabon Émergent). Cela concerne notamment la transformation du bois, l'exportation de grumes étant interdite depuis 2010, et l'élaboration de produits de seconde transformation des minerais[178]. En 1472, les premiers Européens à accoster sont les Portugais[4]. Économiquement, la filière a longtemps été organisée autour d'un pôle de production aux mains de sociétés françaises (Thanry/CEB (compagnie équatoriale des bois)[102], Rougier, Isoroy…), et d'un pôle de commercialisation incarné par la SNBG, Société Nationale des Bois du Gabon, qui a détenu le monopole de l'exportation d'okoumé et d'ozigo jusqu'à la fin de l'année 2005. L'augmentation future de la production servira d'abord aux centrales électriques qui alimentent déjà les villes de Libreville, Port-Gentil, Gabamba et Omboué. Le colonisateur français pratique quelques aménagements, notamment la construction de routes et la création de zones d'agriculture de rente (cacao, café, caoutchouc…[14]) Les premiers gisements de pétrole sont identifiés dès 1929 mais l'exploitation ne commence effectivement qu'au milieu des années 1950[15]. Le premier producteur jusqu'à la première décennie du xxie siècle est Shell Gabon[notes 4], suivi de peu par Total Gabon[notes 5] ; avec Perenco, ces trois entreprises représentent 75 % de la production du pays[41],[36]. La baisse de la production — le pic pétrolier ayant été atteint en 1997 — et sa dépendance aux fluctuations des cours mondiaux du pétrole, du bois et du manganèse incitent le pays à tenter de diversifier son économie. ONE GABON. La forêt couvre environ 85 % de la surface du pays[98] et une soixantaine d'essences de bois présentent un intérêt commercial. [20]) ; néanmoins l'inégalité dans la répartition des richesses fait que presque un tiers de la population est considérée comme atteinte par la pauvreté[21],[20],[22]. Le triangle altogovéen Franceville-Moanda-Mounana. Mais les premiers puits de pétrole n'entrent en exploitation qu'en 1957, sur le champ onshore d'Ozouri, près de Port-Gentil[15]. ), https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/gb.html, Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, Programme des Nations unies pour le développement, Compagnie des mines d'uranium de Franceville, L'Agence Nationale de Promotion des Investissements du Gabon (ANPI-Gabon), http://hdr.undp.org/en/countries/profiles/GAB, University of Illinois at Urbana-Champaign, Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha, Général sur les tarifs douaniers et le commerce, Application des mesures sanitaires et phytosanitaires, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Économie_du_Gabon&oldid=172655405, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, extraction et raffinage du pétrole; manganèse, or; produits chimiques, réparation navale, aliments et boissons, textiles, bois d'œuvre et contreplaqués, ciment, pétrole brut, bois d'oeuvre, manganèse, uranium, machines et équipements, produits alimentaires, produits chimiques, matériaux de construction. En 1893, la SHO (Société commerciale, agricole et industrielle du Haut-Ogooué), à la suite de la « concession Daumas », se voit confier le monopole commercial sur une gigantesque zone de onze millions d'hectares de forêt (quatre fois la Belgique…) et de sept cents kilomètres de fleuve[12]. C'est le deuxième pays d'Afrique continentale quant au revenu par habitant, après la Guinée équatoriale (14 320 US$/hab. C. de Wasseige, J. Flynn, D. Louppe, F. Hiol et Ph. [Verbatim] « Pouvoir et richesse » #GMT. Mayaux (éds. En 1839, un traité est signé entre Denis Rapontchombo (le « roi Denis » ) et le lieutenant de vaisseau Louis Édouard Bouët-Willaumez, autorisant les Français à s'installer dans l’estuaire du Komo[11]. « Le taux de chômage est préoccupant, estimé au-delà des 20 % et les jeunes chômeurs représenteraient 60 % de la population au chômage[23]. Pour ce qui concerne le gaz, le principal producteur est Perenco, qui exploite cinq gisements. À l'instar des autres pays africains, l'économie se caractérise par un secteur informel non négligeable[140] — une étude de l'OIT évaluait en 1998 l'emploi informel à 27,2 % de l'emploi total[141] —, notamment dans le domaine du commerce où l'on recense, à Libreville, environ 10 000 commerçants dans ce cas[142],[143] ; le réseau informel représenterait jusqu'à 85 % de la distribution de détail[144]. Les quelques cultures de rente comprennent le cacao, le café et l’hévéa ; les plantations d'une taille significative, issues de la colonisation, furent aux mains de structures étatiques avant d'être privatisées[notes 11] ou liquidées[notes 12],[116],[117],[118]. » La faible densité de population fait que, malgré la forte présence des exploitations forestières, la pression environnementale anthropique est considérée comme minime. Le constat du manque de diversification de l'économie et de la faible valeur ajoutée produite sur place du fait de la prééminence des exportations de matières premières brutes, l'a conduit à élaborer un plan de politique économique nommé « Plan stratégique Gabon émergent » (PSGE)[176],[177]. Le transport pondéreux se fera par voie fluviale, via la Ngounié et l'Ogooué[93]. Les Français commencent à remonter vers l'intérieur des terres ; faute de main d'œuvre, ils échouent en revanche à installer des plantations dans la région de l'estuaire. La France déploie une politique de concession qui consiste à confier, sur le modèle du Congo belge voisin, l'exploitation du pays à des sociétés privées. Le barrage hydroélectrique de Grand Poubara est ainsi pour l'essentiel consacré aux installations de la COMILOG traitant le manganèse et la centrale au gaz d'Alénariki destine la moitié de sa production à la zone économique de Nkok, dédiée à la transformation du bois[169]. Aux alentours de 1870, des bateaux à vapeur sont déployés sur l'Ogooué, navigable jusqu'à Ndjolé[notes 3] et sur le Komo, jusqu'à une centaine de kilomètres en amont de son embouchure[9]. République du Gabon, Ministère de l’habitat, du logement, de l'urbanisme, de l'environnement et du développement durable, Après le Nigeria, l'Angola, la République du Congo et la Guinée équatoriale. Mais « trois banques[notes 14] détiennent près de 75 % du total des actifs et leur activité est concentrée sur les grandes sociétés finançant les grands projets. Grâce au pétrole et à la faible population, le pouvoir d'achat moyen gabonais est, historiquement, très sensiblement supérieur à celui des pays d'Afrique subsaharienne ; le RNB par habitant s’établit en 2013 à 10 650 US$ à comparer aux 1 657 US$ de l'Afrique subsaharienne. Les deux principales villes du pays, Libreville et Port-Gentil ne sont toujours pas reliées par la route ; cette liaison est néanmoins prévue pour être achevée en 2017[151],[152]. Il existe des gisements à Okondja et Franceville dans le Haut-Ogooué, à Ndjolé dans le Moyen-Ogooué et à Mbigou, dans la province de la Ngounié. Il s'agit d'une petite production de l'ordre de 50 kg par an pour une réserve totale estimée à 40 tonnes[90]. Le fonctionnement de l'entreprise est massivement critiqué, à la fois par la population et par le gouvernement[162],[163] à cause les coupures, fréquentes y compris dans la capitale, d'eau et d'électricité[164],[165]. Le Gabon dispose de trois aéroports internationaux : l'aéroport de Libreville, celui de Port-Gentil, celui de Franceville ainsi que de soixante aérodromes locaux dont trente à vocation commerciale[161]. Non-Governmental Organization (NGO) Au total, environ 28 000 tonnes de minerai ont été extraites[87]. Depuis le début des années 2000, des Chinois (exploitation du manganèse de Ndjolé[82]) et une coentreprise dubaïote (exploitation du minerai d'Okondja[83]), sont entrés sur le marché du manganèse gabonais. », En 2014, la dette extérieure gabonaise s'élève à 3,8 milliards de dollars américains ; la dette publique globale représente environ 22,5 % du PIB[24], ce qui est un endettement modéré[25]. Les gisements sont majoritairement situés dans des zones difficiles d'accès où il n'y a pas de route, de voie ferrée ou de fleuve pour y accéder. La diversification de l'économie passe aussi, par exemple, par la création d'une filière d'éco-tourisme et de tourisme d'affaires[179] et par l'extension du secteur halieutique[180]. À l'inverse, en 1985, une chute des cours du pétrole conjugée à celle des taux de change du dollar fait « chuter les recettes budgétaires de l’État de 58 % entre 1985 et 1987[59] ». La COFACE classe le pays au rang B de l'« évaluation pays » et au rang C pour l'aspect « environnement des affaires »[notes 19],[198]. Le commerce des esclaves et des autres produits concerne donc d'abord les plantations de Sao Tomé-et-Principe, puis de plus en plus les Antilles et la côte sud des États-Unis[10]. Addax (racheté en 2009 par le groupe chinois SINOPEC[42]), Maurel et Prom, Vaalco et Tullow Oil complètent le tableau des sept producteurs de pétrole au Gabon. L'entrée en exploitation est, au début de l’année 2015, imminente pour Okondja et Ndjolé[74],[75]. La Chine, qui en 2008, était de loin le premier client, a notablement ralenti ses achats. Le secteur agricole contribue pour 3,3 % au PIB gabonais en 2013[66]. On y trouve notamment un important volet consacré aux transports : aménagements de routes (essentiellement), de ports, de voies ferrées et d'aéroports. Le barrage a été construit par une entreprise chinoise, Sinohydro[84],[85],[86]. Le Gabon est considéré comme un des fleurons de la Françafrique, pour des raisons politiques (notamment de défense) et économiques[188],[189],[190]. Ministère de l'économie, de l'emploi et du développement durable. Dans le cadre de sa nouvelle politique économique à partir de 2009[notes 10], la réorientation du secteur du bois s'est aussi faite au travers d'un nouveau cadre juridique. Le marché s'est aussi fortement réorienté. L'agriculture péri-urbaine moderne (maraîchage, élevage, production de champignons, polyculture vivrière) — utilisant l'irrigation, alors que l'immense majorité de l'agriculture gabonaise est pluviale —, se développe[112],[66]. Si le taux d'accès à l'électricité est l'un des meilleurs du sous-continent, avec 81,5 %[166], les autorités gabonaises indiquent cependant des différences considérables selon les endroits : 85 % en zone urbaine et moins de 50 % en zone rurale[167]. Il exploite cinq champs, dont quatre terrestres (Gamba-Ivinga. Le pays possède une unique raffinerie, la SOGARA, à Port-Gentil, qui fournit depuis 1967 le marché intérieur[48]. À l'époque contemporaine, l'économie du Gabon a d'abord reposé sur l'exploitation de ses richesses en bois avant de laisser une place prépondérante au pétrole (env. La seconde zone est celle qui nécessite l'utilisation des camions grumiers pour les chantiers forestiers à l'intérieur des terres. Le commerce extérieur du pays étant essentiellement tourné vers l'exportation en dehors du continent, ses ports revêtent une importance primordiale. Le tourisme, identifié comme source de diversification économique grâce à un potentiel « exceptionnel » [sic], notamment celui de ses parcs naturels, ne contribue qu'à hauteur de 2,8 % du PIB en 2011[133]. Le premier producteur est un consortium constitué d'Elf-Gabon et de Shell Gabon[15], qui se partagent par la suite l'essentiel des gisements attribués par le ministère du pétrole et la Société nationale pétrolière gabonaise. Le régulateur étatique est, depuis 1978, la Direction générale des hydrocarbures, émanation du Ministère des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures[34], chargée notamment de la délivrance des permis d'exploration et d'exploitation[35]. Sur 26 millions d'hectares, superficie du pays, seuls 300 000 ha sont emblavés, soit 1,1 % de la surface totale et moins de 5 % de la surface agricole[115]. Elle produira du manganèse métal (20 000 tonnes par an) et du silico-manganèse (65 000 tonnes par an). Par ailleurs, une dizaine d'autres compagnies sont présentes dans le secteur de l’exploration. Nom commercial de la Société nationale d’hydrocarbures (SNH). Au fil du temps, de nombreux gisements sont découverts, essentiellement offshore (une trentaine), et notamment, en 1985, celui de Rabi-Kounga, le plus important du pays[40]. Entre 1962 et 1991, une télébenne (bennes sur câble) de 76 km de long, à l'époque la plus longue du monde, relie Moanda à Mbinda, en République du Congo, pour l'exportation du minerai, lequel est ensuite transporté par train jusqu'à Pointe Noire[72].

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